Jacques Ellul et le salut universel

 

 

Je crois que tous les hommes sont inclus dans la grâce de Dieu. Je crois que toutes les théologies qui ont fait une grande place pour la damnation et l’enfer sont infidèles à une théologie de la grâce. Car s’il y a prédestination à la perdition, il n’y a pas de salut par grâce. Le salut par la grâce est accordé précisément à ceux qui, sans la grâce, auraient été perdus. Jésus n’est pas venu chercher les justes et les saints, mais les pécheurs. 
Une théologie de la grâce implique le salut universel. Que pourrait signifier la grâce si elle était accordée uniquement à certains pécheurs et non à d’autres selon un décret arbitraire qui est totalement contraire à la nature de notre Dieu? Si la grâce est accordée selon le plus ou moins grand nombre de péchés, ce n’est plus la grâce, c’est tout le contraire à cause de cette comptabilité. Paul est celui même qui nous rappelle que l’énormité du péché n’est pas un obstacle à la grâce : Là où le péché a augmenté, la grâce a surabondé (Rom. 5:20). Ceci est la déclaration clé. Plus le péché est grand, plus l’amour de Dieu se révèle être bien au-delà de tout jugement ou évaluation de la nôtre. Cette grâce couvre toutes choses. Elle est donc effectivement universelle.
Jacques Ellul